The Thing: The Remake Nightmare Revealed by the Film’s Special Effects Creator

The Thing by John Carpenter got a remake in 2011. But the special effects, which should have lived up to the original film, were botched.

John Carpenter may not have directed since The Ward: The Hospital of Terror in 2011 (and even then, that was ten years after his previous theatrical release, Ghosts of Mars), but his impressive filmography continues to have sway in Hollywood. Beyond the Halloween saga, which he launched in 1978 and which today spans 13 films, many of his works have been remade, and recently it was announced that his iconic Escape from New York would be remade by Zack Snyder (yes, really).

Juste retour des choses pour un auteur qui a lui-même parfois puisé dans l’univers des autres (The Thing et Le Village des damnés sont des remakes, Christine est une adaptation de Stephen King et Vampires celle du roman de John Steakley). Là où le bât blesse, c’est que les reprises des films du maître ont rarement été à la hauteur de leur modèle, comme ce fut le cas pour le The Thing de 2011 réalisé par Matthijs van Heijningen Jr. Dans le cas de cette adaptation, Alec Gillis, responsable des effets spéciaux pratiques sur le projet, a une idée sur les raisons de l’échec.

THE THING 2.0

Invited to the YouTube channel Corridor Crew, Alec Gillis got to revisit his rich career as a practical effects creator (puppets, animatronics, costumes, props, and set pieces). The American has indeed worked on the Alien saga, Starship Troopers, Robert Zemeckis’s comedy Death Becomes Her, and… The Thing version 2011. This last experience did not leave him with fond memories, for the simple reason that the majority of his work, and that of his colleagues, was not kept in the film.

Indeed, Carpenter’s film is remembered as a landmark for its masterful practical effects. Alec Gillis and his teams therefore put their hearts into the effort to rise to that standard. In the Corridor Crew video, you can also spot archival footage from the making-of, showing the creation of designs and impressively animated monsters. As Alec Gillis explains :

« Vu l’héritage qu’a laissé le premier film, on sautait de joie [à l’idée de travailler sur le remake]. Le plan était que le film allait être à 80% fait en effets pratiques et à 20% en effets numériques. »

Pourtant, alors qu’ils sont en train de regarder des images de la création d’un monstre animatronique à deux têtes, l’un des deux interviewers demande à Alec Gillis ce qui en a été gardé au final. L’intéressé répond :

« Rien n’a été gardé. »

En fait, à part les desings, pensés par les équipes d’effets spéciaux pratiques, et un gros monstre lors d’une scène en extérieur, tous les effets spéciaux pratiques ont été remplacés par du CGI. Alec Gillis a raconté comment lui et ses équipes ont appris la nouvelle :

« On était à deux jours de la première du film. Et on a tous reçu un mail de quelqu’un qu’on ne connaissait pas : « Hey, on pense que ça serait super que vous veniez voir le film avant la première ». On se demandait pourquoi. Alors, on y va, on rentre dans la salle et on se demande où est le public. Il n’y avait personne à part nous dans la salle. Donc on regarde et… on a vu ce qu’ils avaient fait. »

The Thing : photo

Pour le concepteur d’effets spéciaux pratiques, cela s’explique par une recherche irraisonnée de rentabilité :

« Les intentions de ceux qui faisaient le film étaient bonnes, je pense. On a tous passé un super moment sur le projet. Je pense que ça venait du studio, de gens au-dessus qui ne comprenaient pas ce qui avait rendu le film de Carpenter si génial. Ils ne comprennent pas et s’en fichent. Tout ce qu’ils veulent, c’est que ça marche partout dans le monde. […] Le plus dur, c’est quand j’ai dû le dire au reste de l’équipe. »

Comme le film n’a rapporté que 31,5 millions de dollars au box-office pour un budget de 38, pas sûr que la stratégie ait fonctionné. Heureusement, la carrière d’Alec Gillils ne semble pas avoir été trop affectée. Il officiait encore à la supervision des effets spéciaux sur le récent Predator : Badlands, sorti en salles en novembre 2025.

Edward Caldwell Avatar

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