Nintendo Switch Joy-Con Drift Scandal: France Imposes Record-Breaking Fine on Nintendo

Following a thorough investigation by the DGCCRF into deceptive business practices tied to recurring Switch 1 controller failures, Nintendo agreed to pay a historic transactional penalty of 35 million euros.

The original Nintendo Switch has firmly established itself as a colossal success, with 154.45 million units sold worldwide to date. A juggernaut, that its little sister, the Switch 2, after a blockbuster start, is poised to sustain that momentum from its 19.86 million units already installed in households in less than a year of operation. In short, the Kyoto-based company keeps cashing in by the palletful.

Pourtant, derrière l’insolente opulence de bilans comptables de rêve, la Switch 1 a également été synonyme d’authentiques crises de nerfs et de galères récurrentes pour des millions de joueurs. Entre une autonomie de batterie initialement faiblarde et surtout le cauchemar technique du Joy-Con Drift (ce bug infâme déréglant les sticks), l’idylle a souvent tourné au vinaigre. Cette affaire vient justement de connaître un dénouement juridique exceptionnel dans l’Hexagone.

When Joy-Con Drift Hits Nintendo in the Wallet

La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a officiellement frappé un très grand coup sur les doigts du géant japonais. À l’issue d’une enquête ciblant des agissements qualifiés de pratiques commerciales trompeuses entre 2018 et 2023, l’administration a infligé une amende colossale de 35 millions d’euros à la filiale Nintendo of Europe (amende que Nintendo a acceptée). Une sanction exemplaire destinée à punir la gestion désastreuse et le silence coupable entourant ses manettes défectueuses.

Cette procédure répressive découle directement d’une offensive juridique lancée en septembre 2020 par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir. Le Service National des Enquêtes (SNE) de la DGCCRF a estimé que le fabricant avait sciemment bafoué ses devoirs de loyauté en dissimulant délibérément les pannes techniques récurrentes qui touchaient les sticks de la console, ce qui a induit le public en erreur. Une rétention d’information caractérisée qui tombe sous le coup de la loi pour tromperie manifeste.

Super Mario Bros. - Le Film : photo, Nintendo, Chris Pratt

Les enquêteurs ont ainsi démontré que la firme n’avait pas communiqué sur ce problème de Joy-Con Drift avant 2020. Ce fameux bug provoquait des mouvements fantômes exaspérants à l’écran, déréglant les personnages et/ou bloquant totalement les commandes. La DGCCRF a aussi mis en avant le fait que Nintendo a découragé les acheteurs de solliciter le service après-vente officiel pour obtenir réparation. Résultat des courses : de nombreux joueurs piégés ont préféré repasser à la caisse pour s’offrir des manettes neuves.

Estimant que cette opacité avait gravement altéré les choix économiques des consommateurs, le SNE a saisi la justice en 2025. Pour s’éviter un procès public désastreux en matière d’image, Nintendo of Europe a accepté la transaction pénale proposée. En plus de s’alléger de 35 millions d’euros, le constructeur doit obligatoirement afficher cette condamnation sur son site officiel (au moment d’écrire ces lignes, aucun communiqué n’a été publié).


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Rappelons que sous la pression d’une action de groupe coordonnée à l’échelle européenne, le géant avait déjà dû céder en 2023. L’entreprise s’était engagée à prendre en charge gratuitement la réparation de toutes les manettes défaillantes hors garantie. Pour bénéficier de cette prise en charge, les utilisateurs lésés doivent simplement s’enregistrer sur le site de Nintendo. Une béquille technique indispensable, mais qui n’effacera pas pour autant des années de frustration manette en main.

Au-delà du simple camouflet financier, ce jugement français pose un jalon juridique qui pourrait bien faire jurisprudence au sein de l’Union européenne. En qualifiant officiellement l’obsolescence ou la rétention d’informations de « pratique trompeuse », la DGCCRF ouvre la porte à d’autres sanctions continentales similaires. Nintendo paye ici le prix fort de son mutisme, créant un précédent redoutable qui devrait forcer les constructeurs (et pas seulement Nintendo) à réviser la fiabilité de leurs futurs hardwares.

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