Evil Dead Burn Review: Gore and Soul

The Gore-Drenched Devil

An unabashedly bold and generous horror film, Vermines hinted at the formal ambitions of Sébastien Vaniček. The director slid his camera between the webs and delivered a tracking shot that whirls around him, already evoking Sam Raimi’s cinema. Entrusting him with the Evil Dead saga, built of close-quarters massacres where characters grab whatever they can to defend themselves—from the chainsaw to the cheese grater—his creator gave him ample space to express himself fully.

Naturally, Evil Dead Burn doesn’t reinvent the recipe that keeps fueling its success. The plot revolves around Alice, a young woman who has just lost her husband in a car accident. It’s when she returns to her in‑laws’ home after a particularly botched (and very funny) funeral that trouble begins. The trouble, you know: she thumbs through a book with strange symbols, her relatives discover a taste for self‑mutilation, then for mutilation in general.

Vaniček ne sort pas de ce terrain de jeu, mais il se l’approprie avec délectation. Tout ce qu’il ne pouvait pas faire dans Vermines, il l’accomplit ici. C’est la qualité principale de ce nouveau volet : l’inventivité des set-pieces, ces morceaux de bravoure horrifiques qui s’enchaînent à un rythme effréné. Plans-séquences millimétrés, bastons captées du plafond, chorégraphies hargneuses… La fureur des deadites, ces humains possédés et animés d’une folie meurtrière, se renouvelle en permanence, pour le plus grand plaisir de l’amateur du genre, embarqué dans un sacré tour de manège. Mention spéciale à la scène de la salle de bain et à son mouvement de caméra impressionnant.

The director doesn’t abandon this playground, but he relishes it. Everything he couldn’t do in Vermines he achieves here. That’s the main strength of this new installment: the inventiveness of the set-pieces, those feats of horrific bravado that unfold at a breakneck pace. Meticulously choreographed long takes, fights filmed from above, snarling dance of violence… The fury of the deadites, these possessed humans driven by murderous madness, keeps renewing itself, to the delight of genre fans, who are along for a wild ride. Special emphasis goes to the bathroom scene and its impressive camera movement.

La saga est aussi évidemment connue pour ses séquences gore, qui ont encore gagné en intensité avec l’opéra sanglant de Fede Alvarez. Quand on se retrouve à la tête d’un projet pareil, il est tentant de se contenter d’un tour à Jardiland, ou à Cuisinella dans le cas d’ Evil Dead Rise. Mais contrairement à son prédécesseur, Evil Dead Burn use aussi de cette mise en scène en surrégime pour mettre l’accent sur la brutalité des coups. Non dénuées d’humour noir (le monte personne n’a pas été aussi bien utilisé depuis Gremlins) et issues d’un mélange d’effets spéciaux quasi irréprochables, les scènes gore frappent là où ça fait mal, avec une intensité peut-être inédite dans la franchise.

Evil Dead Burn

The Thirst for Evil

That’s also because co-screenwriter Florent Bernard and Vaniček have worked to heighten this violence by every possible means, including narrative ones. There, Burn surpasses Rise with its sharper focus on the savage core of the story, especially its take on motherhood. The husband Alice has just buried wasn’t exactly a saint, and the conflicted emotions experienced by the young woman (Souheila Yacoub, who fares exceptionally well in a tough role) don’t endear her to the in‑laws. A deeply unhealthy and, above all, coherent situation with the saga’s central dynamic, which only amplifies the power of the weed‑whacker in the hands of this crew.

Much less of a go-for-broke grand guignol than the original trilogy, this entry is ultimately more indebted to the remake, which also placed a heroine in a position of relational weakness at the heart of its stakes. Burn goes further by corrupting its entire aesthetic with a suffocating darkness. When it lands on streaming platforms, beware anyone who dares to watch it on a laptop in broad daylight.

Un jusqu’au-boutisme à double tranchant : oui, le calvaire vécu par cette femme, qui n’attend symboliquement pas les deadites pour saigner, envahit l’image dès les premiers pas dans cette baraque sinistre. Mais le film comporte aussi quelques tableaux gore ambitieux, dont un bisou langoureux de toute beauté, hérités de Fede Alvarez et qui sont un peu bridés par la photographie radicale. Globalement, ce volet ne parvient pas toujours à se hisser à la hauteur de sa référence, notamment lors d’un final qui se voudrait aussi épique que celui de la version de 2013, mais qui est finalement moins efficace que l’heure qui a précédé.

Assurément imparfait, Evil Dead Burn rappelle tout de même à quel point les productions de Raimi constituent un antidote aux films de fantôme puritains génériques que le cinéma hollywoodien dégueule dans les multiplexes depuis quinze ans. C’est un vrai long-métrage d’horreur, qui catapulte son héroïne en enfer, n’hésite pas à exposer une noirceur inhérente aux sociétés humaines et nous offre quelques visions gore mémorables. En espérant que la suite Evil Dead Wrath, dont le tournage est déjà achevé, suive le même chemin.


Evil Dead Burn

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